Entrainement - La Liennoise

Club de pétanque " LA LIENNOISE "




Pour les membres

Le Liennoise organise le championnat Suisse triplette mixte 7 et 8 juillet 2018 à St. Léonard. (VS) . Bienvenue en Valais.

Aller au contenu

Entrainement

L’entraîneur ( texte de Alain BIDEAU)

Coach équipe de France de pétanque
L'entraîneur doit donc posséder une grande connaissance et une grande expérience ?


Oui bien sûr, la connaissance et l'expérience sont essentielles et c'est à mon avis le point de départ, afin que l'entraîneur ait notamment une vision claire et objective de la réussite.
Mais cela ne suffit pas pour en faire une grand entraîneur, car il devra posséder, tout comme le sportif, une immense motivation, afin de franchir un à un, les multiples obstacles dressés sur son parcours.
Il doit également être pédagogue, un fin psychologue pour arriver à faire passer les messages et contrairement au sportif il devra laisser son Ego de côté.
Alors les entraîneurs, comme les sportifs, doivent ils s'entraîner pour être meilleurs ?
Bien sûr ! Tout comme le sportif, l'entraîneur doit toujours être en forme et se poser les bonnes questions.
Il doit, comme le sportif, être à la fois calculateur, instinctif et se demander chaque jour : que vais-je faire demain pour être meilleur ?

Avant de commencer l’entraînement.
Venir à l’entraînement implique que l’on à envie d’augmenter son potentiel de jeu afin d’obtenir de meilleurs résultats en compétition.
Il est nécessaire d’avoir confiance en son entraîneur, de se concentrer sur la séance d’entraînement. Si vous n’arrivez pas à vous concentrer à 100% inutile de travailler sur le thème choisi, le résultat sera forcément négatif, mieux vaut reporter cet exercice.
Il faut s’enlever de la tête une idée toute faite selon laquelle travailler sur un point technique, casse automatiquement votre balancier.
J’essaie de faire prendre conscience à mes joueurs qu’ils ont un corps et qu’ils peuvent le contrôler grâce à différentes techniques.
Cela passe par une meilleure respiration, une meilleure conscience de la forme et du corps.
Cela doit amener à une meilleure maîtrise des émotions sur le terrain.
Nous travaillons le relâchement du corps tout en restant dynamique. Une nouvelle fois, il n’y a pas de différence d’âge, car chaque individu est unique et ressent les choses à sa façon.
Il est parfois normal de jouer plus mal après avoir travaillé techniquement.
Si cela se produit, c’est normal car le joueur est de nouveau à la recherche de repère et d’automatisme.
Il arrive que l’on en fasse trop dans un secteur, et ce sans corriger provoque d’autres problèmes.
Ensuite et surtout, l’idée n’est pas de corriger votre geste, mais de le purger de ses petites fautes, d’améliorer certains principes techniques en prenant comme base votre souplesse.
L’expérience montre que s’entraîner au point ennuient les joueurs. C’est certes moins drôle que de balancer des boules au tir. Mais si vous voulez améliorer votre jeu, faites comme les grands joueurs acceptez d’y passer du temps. - Le but est de prendre du plaisir.

· Faites vous filmer.
Le meilleur moyen d’avoir une vision claire de ce que l’entraîneur attend de vous et des points qu’il veut corriger, est de vous faire voir en vidéo.
Si l’entraîneur n’en a pas, amenez votre propre caméscope.
Si vous pouvez enregistrer tout ou une partie de votre entraînement, cela vous permettra de mieux travailler entre deux entraînements.

· Un objectif à la fois.
Une fois qu’il vous aura vu à l’œuvre, l’entraîneur va vous dire sur quoi vous allez travailler en priorité.
Un bon entraîneur sait qu’un cerveau humain ne peut retenir qu’un ou deux éléments à la fois quand il s’agit d’apprentissage.
Respectez sa façon de faire.


Ne demandez pas à un entraîneur de travailler sur un autre aspect avant d’avoir trouvé des solutions au problème sur lequel vous êtes.
Et entre deux leçons, fixez-vous comme seul objectif la résolution de ce problème : ne vous dispersez pas.
La plupart des entraîneurs utilisent des procédés visuels pour illustrer leurs propos. Par exemple pour montrer la position de la main, des jambes, etc. Il est très important de n’avoir aucun complexe à ce niveau. Si l’image proposée ne vous semble pas claire, dites-le franchement. L’entraîneur ne vous en voudra pas, au contraire, cela peut lui permettre une approche différente.
L’important est que le message passe dans les deux sens.

· Acceptez de travailler.
L’entraînement ne doit pas dépasser 2 heures par jour, au rythme de 2 à 5 jours par semaine suivant le niveau du joueur, de ses capacités et de sa motivation.
L'entraînement sera bien ciblé en fonction de ce que l’entraîneur et le joueur auront défini par avance. Exemple : ateliers tirs, points, exercices divers, préparation mentale, tactiques, etc. Si l’entraîneur ne vous l’impose pas d’office, demandez-lui au moins un premier bilan sur votre jeu et tirez en les conséquences.
S’il le trouve médiocre ou tout juste moyen, travaillez l’ensemble.

· Prenez des notes.

A la fin de chaque séance, demandez à votre entraîneur une évaluation écrite ou orale plus simplement, prenez note de ses commentaires.
Vous devez lui demander ce qu’il reste à travailler en attendant la prochaine séance.

Si l’entraîneur vous propose des exercices, les noter est absolument nécessaire.
Si vous restez longtemps sans jouer et que vous refaites l’exercice à moitié ou à l’envers, il ne vous servira à rien, pire, il peut même vous faire régresser.

· Restez sur le terrain.

Vous devez garder quelques minutes de libres après l’entraînement.
Il est excellent de rester sur le terrain après le départ de l’entraîneur et à chaud de taper ou de pointer tranquillement quelques boules, en essayant de graver dans votre mémoire musculaire ce qui vient d’être travaillé.
Attention, il s’agit de taper quelques boules, et non pas de recommencer une vraie séance.
N’oubliez pas qu’un bon entraîneur à comme seule ambition de vous faire mieux jouer, il sera aussi content que vous de vos progrès, faites lui part de vos succès si vous en avez.
Faites avec votre entraîneur une équipe qui gagne !!!

· Avant les compétitions importantes.
Quand vous approchez de la fin de votre semaine de préparation, prenez le temps de vous relaxer un peu. Mais ce n’est pas une raison pour perdre tout contact avec la pétanque.
Faites une partie amicale, ne comptez pas les points sérieusement, ressentez juste le plaisir de jouer, écoutez les oiseaux, plaisantez, etc.
Après l’entraînement, rentrez chez vous, vous avez certainement enregistré un tournoi majeur. Regarder le, portez une attention particulière à la façon dont les grands joueurs préparent chacun de leurs coups, ils ont un véritable rituel. En les regardant jouer, imprégnez-vous de leur rythme, inspirez-vous de l’impression de facilité qui se dégage dans leur jeu.
La route qui mène aux bons résultats est pavée de mauvaises pensées. Un beau geste ne suffit pas si le mental ne suit pas. Entraînez-vous à penser positif aux entraînements.

Votre préparation est terminée, il ne vous reste plus qu’une bonne nuit pour récupérer.
Le lendemain, vous n’aurez que des pensées positives à l’esprit.
Pour pouvoir jouer une bonne partie, arrivez assez tôt le matin de la compétition pour échauffer votre corps et votre jeu.
Je pense que connaître ses limites physiques et mentales du jour est un atout important.

C'EST UNE AFFAIRE DE SENSATION.


Il faut avoir des sensations.On a beau avoir la meilleure technique du monde, s'il n'y adevous ne serez jamais à votre meilleur niveau.
Pense à ta technique plutôt que de penser au résultat.

· L’échauffement symbole de la réussite.
Démarrer par la préparation physique et sportive
m'aperçois par vos réponses et aussi par l'observation sur les terrains que pour la majorité d'entre vous l'échauffement n'est pas important.
Pourtant, j'entends toujours dire « pour moi la partie la plus dure c'est la 1ère ou c'est celle du matin ! »





Qu’il soit amateur ou sportif de haut niveau, même si son effort paraît moins violent le joueur ressent les mêmes sensations.
Etre en forme au départ de la compétition et jusqu'à la fin demande une préparation en amont, une récupération après, sans oublier la gestion de l’effort après plusieurs parties.
Echauffement, nutrition, récupération entre les parties sont les clés ouvrant la porte à un mouvement fluide et efficace. De quoi permettre à votre corps et votre tête de donner le meilleur d’eux-mêmes quand vous serez sur le terrain.
Le pétanqueur fait travailler des muscles essentiels : le dos dans son ensemble, très sollicité dans les mouvements de lancer, également une action sur les cervicales, les épaules, les triceps du bras, les coudes, les poignets, les articulations des doigts, la main, les muscles des cuisses, le bassin et les mollets.
L’étirement des muscles favorise ensuite la contraction musculaire et les lancers.
és de stretching, étirements des membres supérieurs et inférieurs.
Un tonus musculaire minimal de la base doit être entretenu pour obtenir une réponse musculaire plus rapide et fiable (exercices d’endurance, footing, vélo, etc.)
Une musculation (légère) permet d’augmenter la force des lancers : travail des muscles, des membres, du dos, et de la ceinture abdominale .
L’intérêt d’un bon échauffement, c’est aussi l’effet psychologique qu’il produt : il sert à se préparer mentalement, à retrouver des sensations physiques et une concentration qui permettront d’être dans le coup immédiatement et de ne plus entendre dire en début de partie «je ne suis pas chaud ».
Faire tourner les boules dans la main avec les doigts.
Effectuer des rotations complètes du poignet et de l’épaule.
Faire des étirements des muscles (bras, épaules, dos, bassin, cuisses et mollets).
Avant la compétition : pâte, riz, pomme de terre, toutes sortes de féculents à sucre lent, pommes, bananes, poisson, viande blanche.
Pendant la compétition : barres de céréales, eau, fruits secs et frais.
Après la compétition : légumes (fibres), viande rouge (peu).

Il est très difficile de mettre en pratique ce que l’on a programmé à l’entraînement.
l’on fait un coup d’essai, très souvent on y arrive sans problème sans pression, sans stress.
Un joueur régulier depuis de nombreuses années, s’annonce comme un bon joueur d’entraînement, il y fait beaucoup de parties.
En compétition il en va tout autrement, dès qu’il rate un coup une sorte d’enchaînement négatif se met en place qui lui fait rater également les suivantes. Lorsque l’on dans rentre dans le rond, on croit faire la même chose qu’à l’entraînement. Mais on observe que dans environ 80% des cas votre geste est moins fluide sous le regard des autres.
Faire un geste d’essai à vide est une chose, mais faire le même geste en essayant de toucher la boule en est une autre.
Cela semble idiot à dire mais quand il faut tirer, on prend conscience qu’il faut frapper la boule pour qu’elle parte, cela provoque un surcroît d’impulsion.
Dans le rond avant d’aller tirer la boule, il se passe plein de choses dans la tête, le joueur se pose des questions et dans 80% des cas la boule est frappée ou manquée avant d’avoir été lancée. Mais pour cela il n’existe pas de réponse valable pour tous.
Il n’y a pas de recette miracle, il faut que chaque joueur par la routine de l’entraînement et des compétitions trouve son rythme dans le geste et dans la tête.

· La tactique.
La lecture du terrain est importante. Elle permet d’adapter son jeu en fonction de celui-ci.
Connaître les forces et les faiblesses de l’adversaire, est bien, mais connaître les siennes est nécessaires.
Prendre en compte le score est souvent obligatoire.
Le type de jeu à adopter : ¨ Jeu de rupture : savoir quelle action entreprendre pour donner un avantage à son équipe évaluation des risques. ¨ Jeu neutre : connaître les actions à entreprendre pour limiter un désavantage prise en compte de l’environnement. ¨ Alterner le type de jeu : se pratique en fonction de la forme des joueurs, permutation des postes. ¨ Pratiquer un jeu de ligne : jouer le long des lignes de pertes permet de limiter ou de prendre un avantage. -
On ne change jamais une tactique qui gagne.
Ne jouez pas sur la défensive si l’offensive a été payante jusque-là.
En croyant assurer un score vous créez un conflit en vous qui risque d’enrayer la machine.
Dans cet exemple : - « Vouloir pointer ou tirer » équivaut à se dire : Pointer pour assurer la marque alors qu’en étant offensif l’on pourrait faire une belle mène et faire la différence au score, surtout que jusque là nous étions offensifs ! Un changement radical d’optique que votre esprit, jusque là dans une spirale positive, va avoir du mal à intégrer. Vous risquez, non seulement de rentrer dans un grand doute, de rater les mènes suivantes. Alors ne changez rien à votre tactique qui gagne !

· Le mental.
Quand vous êtes dans le pétrin, transformez-vous en grand champion.
Gardez un visage de marbre, sans expression.
Ralentissez votre jeu.
Efforcez-vous de rester impassible et de ne pas céder intérieurement à la colère ou à la frustration.
Adaptez plutôt la stratégie méthodique et prudente qui caractérise les champions lorsqu’ils doivent se sortir d’un mauvais pas. Cela portera ses fruits.
Quelle que soit la difficulté du coup, le champion donne toujours l’impression qu’il va réussir. Ses attitudes sont positives, décidées, posées. Il n’a aucune hésitation et paraît calme, sûr de lui, à la hauteur de la situation.
Lorsque vous devez réussir un point ou un tir important, abordez-le comme le ferait le champion. Exprimez vos intentions à travers vos attitudes comme il le ferait. Servez-vous de ce que vous avez fait aux entraînements et prenez votre temps. Trop d’amateurs bâclent certains coups parce qu’ils ne les aiment pas techniquement, ce qui leur donne une (mauvaise) raison de les rater. Trop de joueurs refusent de s’avouer vaincus par une situation (tirer ou pointer), c’est à dire que l’on vous force à tirer une boule ou pointer alors que mentalement vous savez que vous n’y arriver pas.
En décidant de jouer différemment, vous appliquer ce que vous avez décidé et y parvenir sans encombre car vous vous en savez capable, dans la mesure que cela n’aille pas à l’encontre du jeu !
Du coup, vous devenez un peu plus maître de votre jeu, et vous gagnez forcément en confiance.
Loin d’être une preuve de faiblesse, reconnaître que l’on est incapable de réaliser certains coups est la marque d’un bon stratège et d’un certain courage.
Ce type de décision vous préserve d’une immanquable frustration et vous inscrit dans une spirale de réussite.
Dites-vous plutôt que vous êtes à la hauteur du challenge et positivez.
*Plus on s'approche du sommet, plus on tutoie les détails.
*Que se passe t-il entre l’entraînement et la compétition qui déroute autant de joueurs de leur naturel et leur fait perdre la régularité de leur jeu ?


Saint-Léonard / Valais / Suisse
Vous êtes sur www.petanquelaliennoise.ch
Retourner au contenu